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Kit d’électrification : Que dit la loi ?

Avec le développement ces dernières années de nombreuses solutions d’assistance électriques, vous êtes de plus en plus nombreux vous (et à nous) interroger au sujet de la légalité de certaines pratiques.

L’ajout d’un moteur sur mon vélo musculaire est-il légal ? Mon assureur va-t-il refuser de prendre en charge mon vélo équipé d’un kit vae ? Pourquoi mon vélociste et celui de ma voisine tiennent-ils deux discours différents ?

Rassurez-vous : nous avons les réponses à vos questions !

Quels sont les critères pour circuler sur la voie publique ?

La direction l’information légale et administrative qui dépend du 1er ministre a publié le 29 septembre 2020 un texte (ci-dessous) qui diffuse les règles à respecter afin d’utiliser un kit électrique pour vélo sur voie publique :

Vous souhaitez transformer votre vélo classique sans assistance électrique en l’équipant d’un kit de motorisation électrique (batterie, contrôleur et moteur) afin de vous déplacer plus facilement ? Avant de choisir entre un moteur roue ou pédalier et d’installer votre kit de conversion, connaissez-vous les règles à respecter pour circuler sur la voie publique ?

Vous pouvez électrifier votre vélo et circuler sur la voie publique à condition que :

  • Sa puissance maximale soit de 250 W ;
  • Sa vitesse maximale soit de 25 km/h ;
  • L’assistance ne se déclenche qu’au pédalage et se coupe à l’arrêt du pédalage. Il est cependant autorisé de mettre en place une assistance au démarrage sans avoir recours au pédalage mais elle ne doit pas excéder 6 km/h.

Dans ces conditions, il est inutile de l’immatriculer “

Concrètement, ce texte annonce qu’il est tout à fait légal d’électrifier son vélo musculaire au moyen d’un kit vae, du moment que celui-ci est conforme à la norme  EN 15194, qui sous-entends les trois conditions mentionnées plus haut.

Mon vélo doit-il être de nouveau homologué ?

La question de l’homologation est tout à fait légitime, puisqu’il s’agit ici de changer certaines pièces du vélo d’origine et d’y ajouter un moteur, ce qui pourrait donc nécessiter de passer ou de repasser une homologation, pour certifier la conformité de la totalité de l’installation. Encore une fois, comme cela est indiqué dans le texte du 29 septembre 2020, à partir du moment où le kit d’électrification impliqué est conforme à la norme EN 15194 il n’y aucune nécessité de refaire homologuer son vélo ou de lui fournir une immatriculation.

Mon vélo peut-il être assuré ?

Évidemment ! De même que les VAE prêts à l’emploi conformes à la norme sont couverts par les assurances, les kits électriques soumis à la norme EN 15194 le sont aussi. Comme pour tout véhicule ou tout contrat d’assurance, celle-ci peut refuser de vous indemniser en cas d’accident si elle relève une non-conformité !

Pourquoi j’entends différents discours ?

En grande partie parce qu’il a longtemps existé un vide juridique sur cette question. Cependant, depuis le texte du 29 septembre la majorité des questions restées sans réponse en ont à présent trouvé une.

Inquiétude liée à la modification des éléments d’origine :

La réponse est en partie donnée dans l’article 4 du décret 2016‐364 qui précise les composants que l’utilisateur peut monter, entre autres on y trouve les roues. 

Comme évoqué précédemment, je peux transformer mon vélo musculaire grâce à un kit électrique si celui-ci répond à la norme EN 15194 ! Cette forme d’homologation permet d’attester la sécurité du produit pour une utilisation sans danger pour le cycliste. Il est donc important d’écarter toute incompatibilité entre votre vélo d’origine et le système qu’il va recevoir.

Comment lever ces inquiétudes ?

Évidemment, il ne faut pas faire n’importe quoi et ajouter n’importe quel composant au hasard à votre vélo ! Pour être sûr de soi, il vaut mieux :

  • Acheter son kit vae chez un professionnel qui sera capable de vous conseiller sur les composants à choisir en fonction de votre vélo et de votre pratique. Le mieux est également de faire vérifier votre montage par un professionnel si vous n’êtes pas sûr de vous.
  • S’assurer que le kit d’électrification choisi contient une étiquette ou une attestation de conformité à la norme EN 14764 .
  • Consulter son assureur en lui fournissant les certificats de conformité.

Repérer les discours orientés :

Certains revendeurs de vélos auront peut-être tendance à tenir un discours affirmant que l’ajout d’un kit d’électrification sur votre vélo annule son homologation et rend nécessaire le passage de nouveaux contrôles de conformité. Ce discours permet pour eux de verrouiller ce marché et de proposer uniquement des vélos électriques prêts à l’emploi, qui sont bien évidemment plus chers et moins modulables en cas de défaillance d’un seul composant.

La question du débridage

Le débridage d’un VAE est interdit par le règlement fédéral (Charte du VAE). Cette pratique est donc interdite pour rouler en club ou lors de nos randonnées. 

En cas d’accident grave avec un VAE, l’assureur se réserve le droit de le faire expertiser. En cas de non-conformité il peut refuser d’assurer les conséquences de l’accident. 

De nombreux moteurs ou écrans de contrôle permettent le débridage de la vitesse maximum par l’utilisateur, mais sachez que cette pratique annule la conformité à la norme EN 15194 et ne vous autorise plus à circuler sur la voie publique.

Conclusion

En conclusion, votre montage est conforme, légal, et bienvenue sur la voie publique s’il respecte les conditions suivantes :

  • La vitesse maximale du vélo avec assistance ne dépasse pas 25 km/h.
  • La puissance nominale maximale autorisée est de 250 W.
  • L’assistance doit se mettre en route uniquement lorsque l’on pédale. Elle doit s’arrêter lorsque l’on ne pédale plus.
  • L’aide du moteur au démarrage sans pédaler est possible jusqu’à 6 km/h.

Pour ceux qui auraient encore des doutes, sachez que de nombreuses métropoles ont inclus dans leurs aides aux administrés des subventions permettant l’achat d’un kit VAE, tranchant ainsi clairement avec la question. Vous pourrez retrouver toutes les informations concernant ces aides pour l’achat d’un kit d’électrification pour vélo sur cette page.

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Tout savoir pour choisir sa batterie

La batterie est l’une des pièces centrale d’un vélo électrique.

En effet, celui-ci a 3 parties principales qui sont le vélo en lui-même, le moteur et la batterie qui peut être comparé au réservoir d’énergie au  système d’assistance.

Dans cet article ,nous vous proposons de faire un point sur les différents composantes d’une batterie afin de vous permettre de mieux comprendre et de mieux choisir parmi la multitude de batteries existant sur le marché.

Les WH, à quoi ça correspond ?

Pour faire simple, la batterie correspond au réservoir d’énergie du vélo électrique. Ainsi, la quantité d’énergie « en stock » dans une batterie est exprimée en Wh* (ce qui est différent avec la puissance du moteur qui est légalement bridé à 250 W nominal).

Le nombre de wh se calcul en multipliant le voltage par la capacité en Ah.


Exemple : 36 Volts x 10.5 Ah = 378 Wh NB : les appellations commerciales sont souvent des arrondis supérieurs.

La batterie : une question de poids ?

L’intérieur de la batterie est constitué de cellules assemblées. De ce fait le poids de la batterie est lié au nombre de cellules et au type de boitier qui les protège (plastique ou acier). La capacité de la batterie impactera donc sur son poids car le nombre de cellules assemblées sera plus important.

Chez ANNAD, le poids de nos batteries bidons varient entre 1.2 et 2.5 kg selon leur capacité.

Que trouve-t-on dans une batterie ?

Ces dernières années, la technologie Lithium-ion ou « Li-ion » s’est imposée sur le marché car elle propose une densité énergétique importante (environ 200 Wh/ kg) et une durée de vie élevée.

De plus, cette technologie a pour avantage de ne pas avoir d’effet mémoire (il n’est pas obligatoire de vider complètement la batterie pour pouvoir la recharger).

Actuellement, nous pouvons trouver sur le marché différents types d’accumulateur Lithium dont la qualité va différer selon les marques.

  • Li-ion ou Lithium-ion
  • Li-Po ou Lithium-ion Polymere
  • LiFePO4 ou Lithium fer phosphate

Quels facteurs influencent l’autonomie d’une batterie de VAE?

  • La configuration du parcours (plat, relief modéré, fort relief) qui va demander plus ou moins d’assistance de la part du cycliste.
  • Le type de parcours (fréquence de démarrage, bitume/chemin…)
  • Le type et le poids du vélo : un vélo type fitness offrira une moindre résistance à l’air qu’ un vélo typé ville du fait d’une position plus aérodynamique et d’un poids plus léger.
  • Le type de pneus (gomme, structure, taille et section), mais surtout le gonflage optimal des pneus ! Utiliser un vélo électrique avec des pneus sous-gonflés peut entrainer une perte d’autonomie (en km) de 30%.
  • Les conditions extérieures :  la chaleur et le froid peuvent impacter l’’autonomie d’une batterie. La température optimale étant entre 15 et 25°C. Le vent peut aussi impacter la consommation de la batterie (face de face/de dos).
  • Le type de  cycliste (poids, niveau d’assistance sélectionné, utilisation plus ou moins efficace des vitesses, la bagagerie,…)
  • L’utilisation d’appareils connectés branchés sur la batterie (GPS, lampes, ordinateur de bord…)

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5 bonnes raisons de passer au VAE !

5 bonnes raisons de passer au VAE !

La pratique du vélo électrique se développe de plus en plus et l’idée de vous équiper commence à faire son chemin ? Que l’on soit sportif ou écolo, l’usage du VAE a de nombreux avantages et chacun y trouvera satisfaction.

Cet article abordera  quelques-uns de ses nombreux atouts et terminera de vous convaincre, si nécessaire, de succomber au plaisir du pédalage .

1. La distance ne sera plus un problème et le dénivelé ne vous fera plus peur.

Pour les trajets de 3 à 5 km, nous sommes souvent tentés de prendre la voiture ou les transports en communs. L’avantage du vélo à assistance électrique, c’est qu’il permet de se déplacer sans effort et bien plus rapidement qu’avec un vélo classique. Ainsi, , vous pouvez imaginer aller plus loin (comme aller au travail) de plusieurs dizaines de kilomètres, ce qui agrandit incontestablement votre champ d’exploration.

Selon votre ville ou votre parcours quotidien, vous pouvez être confrontés à un dénivelé plus ou moins important. La puissance du moteur (250 W conformément à la législation) vous permettra de franchir aisément cela et ainsi le  vélo à assistance électrique sera un moyen de déplacement idéal.

2. Vous gagnerez du temps…

Pour les habitants des villes et des zones touristiques, fini les embouteillages, les heures perdues à chercher une place de parking et l’énervement lié à la conduite (plus maniable qu’une voiture, subit moins de ralentissement,…)…

Utiliser un vélo électrique permet d’économiser jusqu’à 50 % de temps sur vos trajets. En effet, la vitesse moyenne de circulation en voiture en agglomération est de 15 km/h tandis que la vitesse moyenne constatée par les utilisateurs de vélos électriques approche les 22 km/h. Ainsi, un trajet en voiture de 10 km, à une vitesse de 15 km/h, prendra  40 minutes contre 25 minutes en vélo électrique.

3. ….et de l’argent !

Bien que l’achat d’un vélo à assistance électrique soit plus onéreux qu’un vélo classique, celui-ci vous fera économiser de l’argent dans le temps.

Au quotidien, il vous reviendra bien moins cher en frais qu’une voiture (essence, entretien du véhicule, paiement pour stationnement, etc. ) ou que les transports en commun (carte d’abonnement mensuelle ).

Le coût de la recharge de la batterie est faible et s’élève à quelques centimes :

Pour 100 kilomètres, les coûts énergétiques d’une voiture équipée d’un moteur Diesel s’élèvent à environ 7 euros. Ils ne sont que de 1 euro avec un vélo à assistance électrique.

Vous pouvez également réaliser des économies sur des frais de garage ou de parking, notamment si vous êtes en milieu urbain.

Enfin , à l’achat, de nombreuses aides permettent de faire baisser le prix des VAE pour que ce soit un moyen de locomotion économique.

Et pour les budgets plus serrés, il reste la possibilité d’électrifier son vélo musculaire à l’aide d’un kit (www.annad.fr) qui saura rivaliser avec la majorité des vélos électriques pour un moindre poids et des caractéristiques techniques équivalentes.

4 – Le vélo à assistance électrique  ou comment faire du sport de manière ludique tout en douceur.

Bien qu’il soit électrique, un VAE ne roule  pas tout seul.

Bien que moindre que pour un vélo classique l’effort reste présent c’est  pourquoi le vélo électrique est l’outil parfait pour une reprise du sport après de longues années sans activité physique ou une blessure.

En effet, l’assistance électrique se déclenche lors d’un effort et en fonction de vos besoins donc plus vous avez besoin de faire un effort, plus vous avez d’assistance.

Le niveau d’assistance électrique vous permettra, ainsi, de doser votre effort et l’adapter à votre condition physique. Vous pourrez travailler vos muscles et votre cœur en douceur. Ce mode de déplacement est conseillé pour les personnes souffrant des articulations qui ne peuvent pas pratiquer une autre activité sportive en raison de leur état de santé.

Sur le plan cardiaque, des études conduites par des cardiologues montrent clairement que la pratique du vélo à assistance électrique améliore la santé du cœur. Les différentes recherches effectuées affirment que la pratique régulière du VAE permet de diminuer grandement les risques de décès prématuré.

Un parcours de 30 km par semaine réduit significativement le risque de développer une maladie cardiaque. Si le chiffre de 30 kilomètres peut vous faire peur, sachez que cela représente un trajet de 3 km aller-retour sur une semaine de 5 jours.

En dehors du cœur, vous réduirez le risque d’obésité en pratiquant une activité régulière, tout comme le fait de lutter contre le tabagisme et le mal de dos.  Le vélo électrique est un exercice complet qui vous musclera les cuisses et les mollets mais aussi les abdominaux.

En outre, cette activité génère des endorphines qui permettent à votre corps de se sentir mieux après l’activité physique. Plus détendu, plus en forme, votre sommeil s’en trouvera amélioré et donc plus réparateur !

Selon une étude de l’Université de Stanford, les personnes souffrant de troubles du sommeil ont vu réduire de moitié leurs insomnies en pratiquant entre 20 et 30 minutes de vélo électrique un jour sur deux.

Enfin, contrairement à la course que ce soit en ville ou sur tapis, le vélo électrique fatigue beaucoup moins vos articulations. Faire du vélo de ville électrique stimule votre circulation et s’attaque à la cellulite des cuisses sans forcer sur vos genoux d’articulation ou sortant d’une blessure (le moteur permet d’éviter l’application de charges trop importantes sur les muscles du genou ou de la cuisse. Cela permet de protéger les articulations, les ligaments et les tendons)

En résumé, rouler régulièrement en vélo électrique est excellent pour votre santé.

Bon à savoir : Les bénéfices d’une pratique régulière du vélo sur la santé sont très nettement supérieurs aux risques encourus par rapport à la respiration de la pollution en ville. En cas de grande pollution, vous pouvez également tout à fait vous équiper de masque à filtrage d’air.

5. Faire un geste pour la planète et vos poumons !

Opter pour un vélo électrique au lieu de la voiture, c’est participer pleinement à la réduction de  la pollution atmosphérique. D’après une étude de l’Ademe, un utilisateur de vélo électrique diminue en moyenne ses trajets mensuels en voiture de 650 kilomètres…  et les émissions de CO2 sont 40 fois inférieures à celle d’une voiture !

En bonus, le vélo préserve de la pollution ! En effet, les automobilistes sont plus exposés à la pollution que les cyclistes car ils sont enfermés dans leur voiture où l’air se renouvelle moins.

En conclusion, utiliser un VAE c’est gagner du temps, de l’argent et préserver sa santé !

Alors convaincu ?

N’hésitez plus et convertissez-vous au vélo à assistance électrique ! Déjà converti ? Racontez-nous votre expérience !